Ingrid Sparbier

Guide du Pays Cathare

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Ingrid Sparbier, guide du Pays Cathare
Sud de France

Le miracle de Saint Dominique

Saint Dominique et un bout de la poutre du miracle (Fanjeaux / Aude)
Saint Dominique et un bout de la poutre du miracle (Fanjeaux / Aude)

Dominique de Guzman (né v. 1170 en Espagne dans un milieu aisé et mort en 1221 à Bologne), un moine de Castille, (fondateur de l’ordre de Dominicains) trouva la vocation de convertir tous les cathares lors de son passage en Languedoc. Pour cela, il s’installa à Fanjeaux au coeur du pays cathare. Il organisa des réunions contradictoires mettant en présence des dignitaires catholiques et cathares. Lors d’une de ces rencontres se produisit le miracle de Saint Dominique. Le voilà tel qu’il est rapporté par Pierre des Vaux-de-Cernay dans sa chronique « Histoire Albigeoise » (13ème siècle) :

 

« En ce temps-là, il se produisit un miracle que nous croyons digne de mentionner ici. Certain jour, plusieurs de nos prédicateurs, hommes pleins de religion, avaient discuté avec les hérétiques. L’un des nôtres, Dominique, homme de sainteté parfaite, qui avait été le compagnon de l’évêque d’Osma, avait rédigé par écrit les arguments qu’il avait employés dans le cours de la discussion et avait remis le papier à un certain hérétique pour qu’il en discutât.

La nuit donc, les hérétiques étaient réunis dans une maison, assis devant le feu : celui à qui l’homme de Dieu avait donné le papier le sortit au milieu de leur réunion : ses compagnons lui dirent de le jeter au feu : se le papier brûlait, ce serait signe que la foi (plutôt la perfidie) des hérétiques était vraie : mais s’il ne brûlait pas, ils reconnaîtraient comme bonne la foi de nos prédicateurs. Qu’ajouterai-je ? Tous sont d’accord : le papier est jeter au feu. Mais, après être resté quelque temps au milieu des flammes, il sauta du feu absolument indemne.

Devant la stupeur de tous, l’un d’eux, plus endurci que les autres, leur dit : ‘ Rejetons le papier au feu et alors nous ferons l’expérience plus complète de la vérité.’ Le papier est de nouveau jeté et de nouveau il sort du feu : ce que voyant cet hérétique, dur et lent à croire (Luc XXIV, 25), dit : ‘Jetons-le encore une troisième fois et alors sans aucun doute nous connaîtrons l’issu de cette aventure.’ Une troisième fois le papier est jeté, et non seulement il n’est pas brûlé, mais il saute hors du feu absolument indemne.

Quant aux hérétiques, malgré des signes si évidents, loin de vouloir se convertir à la foi, ils demeurèrent endurcis et se défendirent formellement les uns les autres de porter ce miracle à la connaissance des nôtres, mais un certain chevalier qui était avec eux et qui inclinait quelque peu du côté de notre foi ne voulut pas cacher ce qu’il avait vu et il le révéla à plusieurs.

Le fait se passa près de Montréal (1), comme je l’ai appris de la bouche de cet homme extrêmement saint qui avait donné ce papier à un hérétique. »

 

(1) Montréal dans l’Aude

(2) Source : Historia Albigensis, Pierre Des Vaux-de Cernay, traduction par Pascal Guébin et Henri Maisonneuve, Paris 1951

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